L'Inde à Lorient

Le cinéma indien a 100 ans

L'Inde à Lorient

En 2013, le cinéma indien fête ses cent ans. S’il est vrai que l’Inde est le plus gros producteur de films au monde, que recouvre vraiment cette industrie du cinéma ? Pour éclairer cette incroyable vitalité et illustrer la diversité du cinéma indien, la médiathèque vous propose de découvrir une sélection de films plus différents les uns des autres.

Une semaine de projections allant du cinéma classique du maître incontesté Satyajit Ray à l’univers débridé et scintillant des « Bollywoods », en passant par le cinéma d’auteur actuel, moins médiatisé que les superproductions des studios de Bombay, mais révélateur des réalités complexes et des contrastes de la société indienne d’hier et d’aujourd’hui.


Mardi 2 avril à 14 h 30

Le Salon de Musique de Satyajit Ray (1958 ; 100 mn)

Le déclin par étapes d'un mécène, aristocrate de la caste des Zamindars, propriétaire terrien oisif, protecteur des arts mais imbu de la noblesse de sa caste, de ses droits et de ses vertus. A sa passion pour la musique et la danse, illustrée par les réceptions toujours plus ruineuses données dans son salon de musique, il sacrifiera sa fortune, et indirectement, sa famille..

Le noir et blanc utilisé avec un luxe raffiné et discret, comme on ne le verra sans doute jamais plus, les lents mouvements d'appareil qui nous font pénétrer dans l'âme du personnage comme dans une ville dévastée et fascinante, la composition de l'acteur Chhabi Biswas montrent en Satyajit Ray un artiste au sommet de son art.

Mardi 2 avril à 19 h

Mother India  de Mekboob Khan (1957 ; 172 mn)

Radha se souvient des années passées... Pour lui offrir un mariage fastueux, sa mère a hypothéqué la ferme familiale auprès d'un usurier. Elle et son mari travaillent dur afin de rembourser le prêt. Plusieurs enfants naissent. Mais le temps passe et l'usurier continue de venir prélever chaque saison sa part des récoltes, de menacer de reprendre le terrain et de vouloir confisquer le bétail. Radha a à peine de quoi nourrir ses enfants. C'est alors que son mari est victime d'un accident de travail dans lequel il perd ses deux bras.

 Mother India rassemble toute la splendeur du cinéma Bollywood. Il fut reconnu par la critique et par le public du monde entier dès la fin des années 50. Aujourd'hui encore, de nombreuses salles indiennes projettent ce classique qui retrace le destin tragique d'une héroïne jouée par la plus grande star du cinéma indien de cette époque.

Mercredi 3 avril à 14h30

Le Petit Peintre du Rajastan de Rajkumar Bhan (2005 ; 88 mn)

Anirudh est un jeune Indien qui ne connaît de son pays que l'effervescence des villes et le stress de ses parents débordés de travail jusqu'au jour où il découvre auprès de sa grand-mère la peinture de fresques murales, un art pour lequel il a hérité d'un don exceptionnel... Ce récit d’apprentissage délicat et sensible s`appuie sur une observation presque documentaire du folklore et des traditions du Rajasthan. Un conte onirique sur le voyage d'un enfant des villes dans le Rajasthan de ses ancêtres qui s’adresse à tous les publics.

Vendredi 5 avril à 14h30

Water de Deepa Mehta (2005; 117 mn)

Dans l'Inde coloniale de 1938, alors que les idées de Ghandi gagnent du terrain, Chuyia, âgée de 7 ans, perd son mari et est envoyée dans un 'ashram', une maison où les veuves hindoues vivent en pénitence. Agées de 18 à 80 ans, ces femmes 'paria' à la tête rasée mendient pour manger et passent leur temps à prier en attendant la mort. L'arrivée de cette enfant curieuse et innocente va affecter leur vie. Notamment celle de Kalyani, une belle veuve qui tombe amoureuse de Narayan, un jeune idéaliste disciple de Gandhi, mais aussi celle des autres veuves qui vont se révolter contre la tyrannie de ce mode de vie dépassé et injuste.

Une œuvre émotionnellement et esthétiquement forte, d’une grande sensibilité qui n’en reste pas moins un récit terrible des violences faites aux femmes.

Vendredi 5 avril à 16h30

Salaam Bombay de Mira Nair (1988 ; 110 mn)

Krishna, un garçon de dix ans abandonné par un cirque, arrive à Bombay. Il est immédiatement submergé par la folie et la cacophonie. Et partout des enfants qui, comme lui, survivent et succombent, dévorés par la ville. « Salaam Bombay » est un film tourné au cœur de la ville avec des enfants des rues. Saisissante plongée dans un univers où l’enfance n’a plus droit à l’innocence, ce beau film poignant est un témoignage implacable sur la violence et la cruauté qui s’exercent encore en Inde sur les plus faibles.

Samedi 6 avril à 14h30

Veer-Zaara de Yash Chopra (2004; 185 mn)

Pilote et secouriste au sein de l'Indian Air Force, Veer, risque sa vie pour sauver celle des autres. Jusqu'au jour où il porte secours à une jeune fille, Zaara, belle, rebelle, et légèrement inconsciente. Elle a quitté son Pakistan natal afin de venir en Inde accomplir les dernières volontés de sa nourrice. Veer tend la main à Zaara, sans savoir que son destin va être changé à jamais...Sur fond de conflits politiques entre l'Inde et le Pakistan, le film est une ode tragique et mélodramatique où l'enfermement ne peut être vaincu que par les souvenirs d'un amour éternel. Chants, danses et couleurs contrastent ici avec la gravité du message sur l’injustice, la misogynie et le fanatisme des deux pays.

Lundi 8 avril à 14h30

Le mariage des moussons de Mira Nair (2001 ; 94 mn

Dans une demeure fastueuse de New Delhi, la famille Verma se réunit au grand complet à l'occasion du mariage arrangé de leur fille Aditi selon la tradition du Penjab. Des centaines de parents sont venus des quatre coins du monde. Mais les non-dits et les secrets resurgissent d'un passé que tous croyaient enfoui. Les couples se font et se défont, les langues se délient et le ciel s'obscurcit à l'approche de la mousson... Lion d'or du Festival de Venise 2001, Le Mariage des moussons est une chaleureuse et émouvante comédie familiale, sociale, sentimentale et musicale.

Lundi 8 avril à 16h30

Stars en Inde. Documentaire de Yves Billon (1985 ; 53 mn)

Le cinéma indien est le plus populaire du monde : plus de 800 films par an… Des films de divertissement et de rêve, des stars adulées qui travaillent sans relâche… De Bombay à Madras, un panoramique haut en couleur, mais aussi une analyse sans concession qui décrypte les codes du cinéma populaire indien dus à une censure draconienne…

 

Prochaines animations

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Lundi 02 octobre de 14h30 à 16h10

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Bagdad café
 

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Mardi 03 octobre de 14h30 à 16h00

Projection dans le cadre de la Semaine Bleue - En partenariat avec le CCAS/La Passerelle

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Le prophète
 

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Mercredi 04 octobre de 14h30 à 15h55

Projection dans le cadre de la Semaine Bleue - En partenariat avec le CCAS/La Passerelle

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Vendredi 06 octobre de 14h30 à 16h00

Projection dans le cadre de la Semaine Bleue - En partenariat avec le CCAS/La Passerelle

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Mercredi 25 octobre de 14h30 à 15h45

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Mardi 31 octobre de 14h30 à 16h15

Vidéo junior : un film d'animation pour le plaisir des enfants à partir de 7 ans !

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