La mort est ma servante

Jean-Pierre Perrin, Fayard Récit

Mots-clés :Livres documentaires, Adultes

Lettre à un ami assassiné Syrie 2005-2013 (Sélection prix «Les Lorientales» 2014)

La mort est ma servante

« Je m'appuierai si bien et si fort à la vie,
D'une si rude étreinte et d'un tel serrement
Qu'avant que la douceur du jour me soit ravie
Elle s'échauffera de mon enlacement » (*
)

Anna de Noailles pouvait-elle imaginer que dans son Salon Parisien le jeu littéraire laisserait place aux manipulations géopolitiques où le sort de Syriens et Libanais s'émancipant à la liberté serait le jeu d'une classe politique sans scrupules ?

Samir Kassir, intellectuel arabe, était l'une des voix du fol espoir de ces deux peuples. Il fut assassiné. Jean-Pierre Perrin rend hommage, dans un style sobre et érudit, à son ami et nous aide à appréhender la lutte de ces hommes épris de justice « Les véritables morts sont les cœurs sans audace » (*)

« Le monstre est enfoui en chacun de nous » (Simone Weil), la bête est toute au moins féconde dans cette région où l'on torture, viol et massacre avec impunité sous nos yeux conditionnés à l'impuissance.
Un récit éclairant, dur et sans complaisance, pour ne jamais avoir à dire : Je ne savais pas ?

« Je n'ai rien accepté du séjour sur terre,
Jamais le sort humain n'eut mon consentement;
J'ai langui, j'ai bondi, nomade et solitaire,
Des paradis de joie aux enfers du tourment.
» (*)

(*) «Anthologie poétique et romanesque» d'Anna de Noailles (Le livre de poche)

 

 

 

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