Le Petit blanc à la caméra rouge

Un film de Richard Hamon, Vivement Lundi, 2007

Mots-clés :Bretagne

Un indigné s'est tu !

Le Petit blanc à la caméra rouge

René Vautier est mort à Cancale le 4 janvier 2015. Il est le réalisateur de films  au militantisme revendiqué et assumé : Afrique 50, premier film anticolonialiste français, Avoir vingt ans dans les Aurès, récompensé à Cannes, Marée noire et colère rouge, Un homme est mort, La Folle de Toujane, Quand tu disais Valéry…

Toute sa vie, René Vautier a mis sa caméra au service du peuple. Dans une lettre à Félix et Nicole Le Garrec, co-fondateurs avec lui de l’UPCB –Unité de Production Cinématographie Bretonne- en 1971, il écrit « …ce besoin que nous partagions : mettre l’image et le son à la disposition de ceux qui en Bretagne et à travers le monde, avaient humblement des choses à dire, à montrer…à hurler aussi parfois ! ».

Il prend conscience que la caméra peut être la seule arme de poing qui vaille lorsqu’il se rend en Afrique-Occidentale française (Côte d'Ivoire, Haute-Volta, Sénégal et Soudan français) en 1949 réaliser un film sur le quotidien des villages pour la Ligue de l’Enseignement. Les exactions, les injustices commises par les colons français, la misère et les conditions de vie et de travail des africains le révoltent. Le film de commande devient Afrique 50, un virulent pamphlet contre le colonialisme. Il sera interdit pendant plus de 40 ans et vaudra à René Vautier plusieurs mois d’emprisonnement.

Le Petit blanc à la caméra rouge de Richard Hamon retrace l’histoire de ce film devenu un  monument de notre patrimoine cinématographique et qui fut un choc pour le gouvernement français de l’époque. Richard Hamon est parti en Afrique sur les traces de René Vautier, accompagné de ce dernier. Interviews, témoignages divers, images d’archives forment le portrait en creux d’un homme qui a ignoré le découragement et qui aura mis son esprit de résistance au service du peuple.

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