L'orgue : le "roi" des instruments ?

Musique

Mis en ligne le 26 mai 2015

Focus sur un instrument unique en son genre à l'occasion de la semaine (14-24 mai 2015) dédiée à l'inauguration de l'orgue de l'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerentrech de retour après plusieurs mois de restauration.

Petite histoire de l'orgue...

Au Moyen Age, l’orgue était utilisé comme instrument de divertissement ou de loisir dans les châteaux.

A partir du XIIème siècle, il investit les églises. Aujourd’hui encore, c’est un des seuls lieux où il est possible d’écouter de l’orgue ; à l’occasion, par exemple, d’un mariage où est souvent jouée « la marche nuptiale » de Félix Mendelssohn.

Moins familier qu’autrefois, l’orgue reste toutefois l’instrument « roi » des églises. C’est un des instruments qui a connu « une des plus longues évolutions jamais constatées dans l’histoire de l’organologie ».

Impossible donc d’en décrire toutes les évolutions, mais quelques dates et interventions mécaniques méritent que l’on s’y arrête.

Son histoire débute vers 250 ans avant J.C. à Alexandrie. Ctesibios, un ingénieux mécanicien grec imagine un appareil pourvu déjà de « tous les éléments de la machine orgue que nous connaissons aujourd’hui  à la faveur de ses recherches sur l’élasticité de l’air ».   Connu sous le nom d’hydraule (orgue pourvu d’une soufflerie à eau, muni de bruyants tuyaux à anches, et fonctionnant sous forte pression), premier orgue de l’histoire :

«chaque tuyau dispose d’une petite tirette rappelée par un ressort qui permet de faire entrer l’air et produire le son. L’ancêtre du clavier est né, en même temps que l’ancêtre de l’orgue !… » 

En 757, Constantin V dit Copronyme (empereur byzantin de 741 à 775) offre un orgue hydraulique à Pépin Le Bref. L’hydraule fait son entrée en Europe et son usage se généralise bientôt. Le nombre de copies se multiplie mais avec des variantes selon les pays. « Il n’y a pas deux orgues semblables par la dimension, l’aspect extérieur ou le contenu, la variété des sonorités ou leur caractère ». 

Modeste guide-chant portatif au XIIème siècle (il se joue d’une seule main, l’autre actionnant le soufflet), l’orgue devient de plus en plus volumineux. On doit, vu sa taille et son poids, le poser sur un meuble ou une petite tribune.   Certes, on peut désormais jouer à deux mains de cet orgue dit positif, mais la présence d’un souffleur devient nécessaire.

Le XIVème siècle voit l’installation d’un deuxième clavier au-dessus du premier. Siècle propice aux avancées puisque le clavier à pédale (pédalier) et les principaux jeux d’anches sont élaborés. 

L’orgue s’agrandit et se perfectionne sous l’empressement des musiciens et atteint son apogée au XVIIème siècle. En fait, l’orgue suit les changements successifs de l’écriture musicale. C’est ainsi qu’au XIXème siècle période romantique et symphonique par excellence, plusieurs innovations techniques sont apportées à l’orgue comme « la  traction électrique ou pneumatique ou encore les claviers en console séparée… ». 

Par exemple, en France, aux alentours de 1840, sous l’impulsion de Cavaillé-Coll, facteur d’orgue, un nouvel orgue est élaboré, plus sophistiqué et complexe, pour répondre aux exigences de la musique symphonique.

En définitive, comme le souligne Pierre Rochas dans Le Petit dictionnaire de l’orgue illustré, « la seule vraie révolution sera celle qu’apporta le ventilateur électrique : il réglait une fois pour toute les problèmes de l’alimentation des instruments… ».

Sources:

 Le Petit dictionnaire de l’orgue illustré / Pierre Rochas. – Harmonia Mundi, 1997 (Passerelles : voyage au cœur de la musique)

L'orgue : un instrument patrimonial valorisé à Lorient

L’orgue, tout au long de son histoire, a joui des progrès de la technique tant en matière de soufflerie que d’acoustique. Chaque orgue, même s’il répond à des caractéristiques communes, n’en est pas moins unique. Jean-Louis Tourenne, président du conseil général d’Ille-et-Vilaine écrit « Chaque époque a construit ou reconstruit des orgues en fonction de sa propre esthétique, visuelle pour le buffet, musicale pour la tuyauterie. Cela en fait un instrument patrimonial par excellence ». Et, « il importe que ce patrimoine soit mieux connu ». D’autant comme le souligne Monseigneur Yves Legrand que ce patrimoine « marque l’histoire de nos communes » tant il est vrai que les facteurs d’orgue construisaient l’instrument en fonction de l’édifice qui allait le recevoir. D’où l’importance de préserver, de restaurer et d’animer ce patrimoine comme il est fait à Lorient.

 

L’orgue de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle

L’orgue de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (Kerentrech) s'offre donc une seconde jeunesse. Après quatre ans de travaux, opération majeure réalisée que très rarement, l'instrument retrouvera sa voix le 14 mai 2015 lors de son inauguration.

Un peu d’histoire :

Le 3 octobre 1838, l’église Saint-Louis voyait la livraison du premier orgue d’Aristide Cavaillé-Coll., alors jeune facteur d’orgues âgé de 27 ans, héritier d’une dynastie de facteurs d’orgues franco-espagnole. En 1891, l’église Saint-Louis fait l’acquisition d’un nouvel orgue et l’église Notre Dame-de-Bonne-Nouvelle dans le quartier de Kerentrech accueille alors l’orgue Cavaillé-Coll Opus 1. Soixante ans plus tard, les ateliers Cavaillé-Coll ont réalisé 600 orgues (dont celui de Notre-Dame de Paris), faisant la gloire d’un des plus célèbres facteurs d’orgues.

Une restauration nécessaire :

Démonté pendant la Seconde Guerre mondiale puis remonté, l’orgue contenant d’importants vestiges Cavaillé-Coll, est transformé dans les années 70. Après expertise, l’orgue est reconnu et classé monument historique le 13 septembre 2000. Une étude préalable réalisée en novembre 2002, constatant la faisabilité de la reconstitution de l’orgue, permet à la Commission Supérieure des Monuments Historiques de statuer en octobre 2003 en faveur de la restauration de l’orgue et de « sa restitution en l’état 1838 ».

L’opération de restauration de l’orgue de Kerentrech est lancée en 2010 sous maîtrise d’ouvrage de la Ville de Lorient avec le soutien de l’Etat, du Conseil régional de Bretagne et du Conseil départemental du Morbihan.

La dépose de l’orgue de Kerentrech a lieu du 7 au 17 juin 2011.

Au terme de relevés de tuyauterie, de relevés sur plan, d’observations et de recherches approfondies en atelier, les marques et indices de l’époque Cavaillé-Coll sont isolés afin de permettre la reconstitution de l’orgue d’origine, des incertitudes ayant été levées par comparaison avec les orgues témoins de Pontivy, Dinan, Notre-Dame de Lorette.

Sa restauration est signée du facteur d’orgues Nicolas Toussaint de la Société Manufacture d’Orgues de Bretagne.

 

L’orgue de l’église Notre- Dame-de-Victoire / Saint-Louis 

Construits dans la foulée de l'édification de l'église Notre- Dame-de-Victoire / Saint-Louis, les deux orgues de cet édifice présentent un témoignage cohérent d'un style de facture d'orgues qualifié de néo-classique. Cette homogénéité entre ces deux instruments a obtenu un classement au titre des Monuments historiques. 

Soigneusement restaurés il y a quelques années, ils constituent un patrimoine incontournable de la ville de Lorient.

Lexique : en savoir plus sur l'instrument...

L’orgue est un instrument de musique qui peut être joué avec un ou plusieurs claviers et un pédalier. Il produit des sons à l’aide d’un ensemble de tuyaux sonores (appelés ‘jeux’) alimentés par une soufflerie.

C’est un instrument qui se distingue des autres instruments de musique ; unique en son genre et exceptionnel par les aspects suivants :

-Il peut être monumental, aussi grand qu’une maison de plusieurs étages

-Il comporte généralement des ‘jeux’ pouvant aller jusqu’à 64 pieds (unités de mesure de la longueur des tuyaux) et peut se composer de plusieurs claviers

-Il est le seul instrument qui se joue à la fois avec les mains et les pieds, qui dispose d’un grand pédalier et qui peut remplacer un orchestre à lui tout seul

La soufflerie : la soufflerie traditionnelle était constituée de grands soufflets, actionnés à la main ou aux pieds par un ou plusieurs assistants ; elle doit dans son ensemble répondre aux besoins en vent de l’orgue qu’elle fournit.

-Le sommier : le sommier est la partie la plus délicate de l’orgue, le cœur de l’instrument car c’est lui qui fournit l’air sous pression à tous les tuyaux en fonction des touches actionnées et des registres sélectionnés par l’organiste. 

-Les tuyaux : le son est émis par des tuyaux qui reçoivent de l’air sous pression venant du sommier. Le plus souvent, ils ont une position verticale  

-Les registres : les orgues se distinguent par leurs jeux ; le registre désigne le mécanisme qui permet de choisir le jeu, c'est-à-dire le tirant visible à la console et le mécanisme qui transmet l'action jusqu'au sommier.

Aujourd’hui, l’enseignement de l’orgue est dispensé par des professeurs diplômés des Conservatoires français et s’adresse aussi bien aux adultes qu’aux enfants dès l’âge de 7 ans. Cet enseignement est lié à une sensibilisation au patrimoine instrumental, à son entretien, à sa restauration et à sa mise en valeur.

Pour vous familiariser avec l'instrument, nous vous proposons une sélection d'albums à la fois éclectique et étendue...

Pierre Cochereau aux grandes orgues de Notre-Dame de Paris : Récital d'oeuvres pour orgue enregistrées de 1965 à 1973. - Philips Classics, 1995

Contient : Toccata et fugue, ré m, BWV 565 / Johann Sebastien Bach. Andante pour clavier, fa M, K 616 / Wolfgan Amadeus Mozart. Choral No 2 en si m / César Franck. Prélude de choral, op 122, No 10, "Herzlich tut mich verlangen" / Johann Brahms. Heures mystiques, op 29 (élévation en mi b M) / Léon Boellmann. 5e Symphonie, fa M, op 42 (toccata) / Charles-Marie Widor. Pièces en style libre (24) pour orgue, op 31 (berceuse) / Louis Vierne. Le Banquet céleste, pour orgue, Méditation pour la fête du Saint-Sacrement / Olivier  Messiaen. Improvisation sur "Légende de Saint Nicolas" / Pierre Cochereau. Improvisation sur "Marche des Rois" / Pierre Cochereau

Orgue de la cathédrale de Bourges / André Pagenel, orgue. – Alienor, 1986

Contient : Prélude et triple fugue en mi bémol majeur / Johann Sebastien Bach. Choral "Nun komm, der heiden Heiland" / Johan S.ebastien Bach. Choral "Aus tiefer Not achrei'ich zu dir" / Johan Sebastien Bach. Ave Maria / Nicholas de Grigny. Pange lingua / Nicholas de Grigny. Messe à l'usage des paroisses : Gloria / François Couperin. Offertoire sur les grands jeux / François Couperin

      The Complete organ works of Jehan Titelouze (1563-1633): Hymn and Magnificat settings Enregistré à l'église Saint-Michel, Bolbec, France, du 1er au 4 juin 2010, sur l'orgue historique de 1630 / Robert Bates, orgue : Loft Recordings, 2013

François- Henri Houbart à l'orgue Historique de Forcalquier.1 / Dietrich Buxtehude (1637-1707) ; François-Henri Houbart, orgue. - BNL-Auvidis, 1986

 

Toccata & fugue – Passacaille / Johann Sebastien Bach (1685-1750) ; Marie-Claire Alain, orgue. -Erato, 1983

 

Les Quatre Toccatas et Fugues / Johann Sebastien Bach (1685-1750) ; André Isoir à l’orgue Ahrend de l'Eglise Saint- Lambert d' Aurich.- Calliope, 1975

 Concertos pour orgue op.4 et op.7 / Georg Friedrich Haendel (1685-1759) ; Herbert Tachezi, orgue. – Warner Classics, 2007 (enregistrement de 1975)

 

Symphonie n°3 en ut mineur avec orgue, op. 78 / Camille Saint-Saëns (1835-1921) ; Michaël Matthes, orgue. – DG, 1993

 Intégrale des oeuvres pour orgue / Charles-Marie Widor (1844-1937); Ben Van Oosten, orgue. – MDG, 1992

 Oeuvres pour orgue / Joseph-Guy Ropartz (1864-1955) ; Jean-René André aux Grandes Orgues Claus (1879) de l’église Notre-Dame en Sainte-Melaine de Rennes. - Drop Studio

 Symphonie n°5 en la mineur op.47 (dans L’œuvre d’orgue intégral, volume 2) / Louis Vierne (1870-1937) ; Pierre Cochereau, orgue. – MPO, 1994

Prélude et fugue sur le nom d'Alain, op. 7 / Maurice Duruflé (1902-1986) (dans Oeuvres pour orgue de Alain, Duruflé, Escaich, Messiaen, Tanguy) ; Vincent Warnier, orgue.- Abeille musique, 2002

 Suite française pour Grand Orgue. Hommage à Frescobaldi : huit pièces pour orgue / Jean Langlais (1907-1991) ; Georges Bessonnet, aux Grandes Orgues de la Maîtrise Sainte-Mary d’Antony. – Syrius, 1996

 Litanies (dans Intégrale de l'oeuvre d'orgue, vol.1) / Jehan Alain (1911-1940) ; Monique Gendron, orgue. - REM Editions

 Concerto 2000 pour orgue et orchestre. Concerto grosso / Jean Guillou (1930-…), orgue ; Orchestre National des Pays de la Loire. – Codaex, 2010

Concerto pour orgue et orchestre. Première symphonie « kyrie d'une messe imaginaire ». Fantaisie concertante pour piano et orchestre / Thierry Escaïch (1965-…) ; Olivier Latry, orgue. - Universal Music, 2002

 

  Musique pour orgue disponible sur le réseau des médiathèques de Lorient.

Pour aller plus loin...

Documentaires :

      L’orgue : souvenir et avenir / Jean Guillou. – Symétrie, 2010 (contient 2 CD)  

Dans le cadre de l'inauguration des nouvelles grandes orgues de Saint-Eustache à Paris, voici une réédition actualisée d'un essai consacré à l'histoire de cet instrument, sa description ainsi que les éléments de sa maîtrise (toucher, interprétation, improvisation, etc.).(cop. Electre)

Guide de la musique d’orgue / sous la direction de Gilles Cantagrel. – Fayard, 1991 (Les indispensables de la musique) 

Analyse l'histoire et la facture des orgues, la pratique et l'interprétation de ces instruments, les écoles stylistiques et plusieurs milliers d'oeuvres de quelque 250 compositeurs, couvrant cinq siècles de musique, de la Renaissance à nos jours. (cop. Electre)

  Orgues : le chœur des anges / Texte de Jean-Michel Sanchez, photographies d’Olivier Placet. – Le Bec en l’air, 2005 

Aborde l'histoire des buffets d'orgues à travers l'histoire de l'art et de la musique. Evoque notamment le tournant qui s'opéra dans le monde de l'orgue au XVIIIe siècle, celui de l'introduction du gigantisme sur le modèle des instruments de la France du Nord et du Sud-Ouest. (cop. Electre)

 Orgues en Ille-et-Vilaine : inventaire national des orgues / sous la direction de Sabine Morvézen. - Presses Universitaires de Rennes, 2005 (contient 1 DVD-ROM) 

Esquisse historique sur l'orgue en Ille-et-Vilaine, portrait de deux organistes compositeurs (C.-A. Collin et J. Langlais) et inventaire des 170 orgues du département, avec pour chacun : une brève description de l'édifice où il est implanté, historique de l'instrument, données sur son propriétaire, son affectataire, son facteur, la description du buffet et de la composition. (cop. Electre)

Grandes orgues : les sorciers ont un tuyau / DVD documentaire de Frédéric Courant et Jamy Gourmaud– France télévision Distribution, 2010 (C’est pas sorcier).

A l'occasion de la Fête de la musique, C'est pas sorcier s'attaque au plus gros instrument à vent de tous les temps : l'orgue ! Avec leurs bouquets de tuyaux qui vont d'à peine quelques millimètres à plusieurs mètres de long, les grandes orgues sont capables de produire des sons d'une variété infinie. Et n'allez pas croire que ces grosses machineries sont l'exclusivité des églises ! Elles peuvent s'attaquer à toutes sortes de répertoires...Sabine et Jamy nous emmènent explorer leurs entrailles.

Voyage à travers l'Italie, l'Espagne du 16ème siècle et la France du 18ème siècle pour retracer les origines et le développement de l'orgue.  Avec des oeuvres de : Pierre Attaignant, Antonio de Cabezon, Girolamo Frescobaldi, Francisco Correa de Arauxo, François Couperin, Nicolas de Grigny et Louis-Claude Daquin. Interprète : Bartolomeo Formentelli 

Ce film est un essai documentaire sur la naissance du son musical. Depuis l'atelier jusqu'à l'église, il suit la fabrication d'un orgue qui prend vie peu à peu sous nos yeux. Le facteur d'orgues Rémy Mahler élabore un orgue important destiné à l'église de Suippes, dans la Marne. Les différentes phases de cette réalisation exceptionnelle s'étendent sur plus d'un an. Ce film est un essai documentaire sur la naissance du son musical. De l'atelier, où le facteur d'orgues travaille avec une équipe d'une dizaine d'artisans et d'apprentis, à l'église, où il harmonise seul les milliers de tuyaux de sa machine. Bien plus que la création d'un simple instrument de musique, la réalisation de cet orgue est à la fois une interprétation de la matière et une forme singulière de quête de l'absolu.

Romans : 

Oscar est un jeune homme qui a préféré se couper de l'emprise de sa famille. Un jour, il se trouve subjugué par des chants provenant d'une chapelle du campus. Il y rencontre Iris et son frère Eden, le joueur d'orgue. Bientôt il comprend que quelque chose se trame et demande de l'aide à Herbert Crest, spécialiste des troubles de la personnalité. Prix du roman FNAC 2014. Premier roman. (cop.Electre)

A l'âge de 20 ans, Jean-Sébastien Bach parcourt 400 kilomètres pour aller écouter le plus grand compositeur de son temps : Dietrich Buxtehude. Alors qu'il n'aurait dû rester que trente jours, il séjourne finalement quatre mois à Lübeck. Nul ne sait ce qui s'est passé pendant cette période. G. Cantagrel a pallié ce manque en réécrivant l'histoire de ce qui aurait pu se produire. (cop.Electre) 

Cette sélection a été préparée dans le cadre de la Clé Musicale "Un orgue, c'est quoi ?"

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