Manchester : "capitale" musicale liée à quelques grandes pages du rock anglais.

Musique

Mis en ligne le 23 octobre 2015

"Ce que Manchester fait aujourd'hui, le reste du monde le fera demain"

Un peu d'histoire...

En préambule à la conférence de Pascal Bussy du 17 octobre 2015, « Portrait musical d’une ville : Manchester», nous vous proposons une rapide incursion dans l’histoire musicale de Manchester assortie d’un choix d’albums estampillés années 1980.

Située au Nord-Ouest de Londres, Manchester a prospéré tout au long du XIXème siècle grâce à l’industrie textile.

 Cette richesse économique lui a permis de construire des infrastructures  donnant à la ville un nouveau visage et lui conférant le statut de 2ème grande agglomération après la capitale britannique. La vie culturelle s’y développe, aussi intense que diversifiée ; les cinémas, les lieux de divertissements, bars et clubs notamment, sont nombreux. La ville est également le siège de différents médias, journaux et radios dont une importante base de la BBC.

Ville cosmopolite, d’ouvriers, de poètes, de marginaux, Manchester « se nourrit » de football et de musique. Elle possède une « scène musicale exceptionnelle qui n’a rien à envié aux autres villes »…Cette forte tradition musicale, Manchester la cultive et l’on peut dire sans se tromper que « …Chaque génération de Mancuniens a eu sa propre bande-son ».

 Etiquettée, « foyer majeur des cultures rock, soul et électro »,  Manchester compte déjà, dès les années 60, de fameux groupes à la renommée internationale : Herman’s Hermits, The Bee Gees, The Hollies….

Au cours de la décennie suivante, Manchester est frappée de plein fouet par la crise économique. John Robb, chanteur, bassiste, journaliste, auteur de Manchester Music City : 1976-1996, écrit que « Les années soixante-dix débutèrent sur une gueule de bois. La police avait contraint les clubs à fermer et les groupes beat étaient en voie de disparition… ».

La musique ne reflétait plus cette génération en pleine désespérance, « début de la cassure de la famille, effondrement du mode de vie hippie des années 60, usage de drogues dures, environnement social et politique nouveau et dur ». Le mouvement punk s’inscrit et se développe dans ce contexte porteur de blessures et de désillusions.

Un an après le passage des Sex Pistols, concert-évènement qui marquera les esprits et incitera de nombreux musiciens débutants à faire leurs premières armes sur scène, les Buzzcocks sortent un premier EP autoproduit, Spiral Scratch. C’est le début de la déferlante punk et l’acte de naissance du "Do it yourself" (Faites le vous-même).

Peu de temps après, Tony Wilson fonde le label Factory Records, reconnaissable entre tous grâce aux pochettes minimalistes de Peter Saville et qui verra passer les grands noms du punk et du rock indépendant anglais. Factory Records devient « un laboratoire expérimental de musique novatrice qui fascine le public ». « Il a fallu attendre la « signature » de Joy Division pour que le label décolle vraiment….mais l’histoire de Factory ne se limite pas à Joy Division. La véritable force du label résidait dans son catalogue, collection fascinante de groupes à la marge…Tous les artistes signés sur le label se révélaient extrêmement novateurs » (John Robb).

Joy Division, A Certain Ratio, The Durutti Column, Happy Mondays, New Order, James… : autant de groupes phares de la scène rock britannique produits par Factory qui reste aujourd’hui encore, une référence en matière de labels indépendants.

 

En ce début des années 1980, le punk se métamorphose en post-punk. Les groupes « partent à la découverte de nouveaux territoires musicaux. » Après la mort d’Ian Curtis, les trois musiciens de Joy Division fondent New Order, « chaînon manquant entre les années punk et postpunk et l’ère de la dance et de la musique électronique ».

Quelques années plus tard, la scène locale « s’oriente vers un son de plus en plus dansant, destiné aux clubs et incarné par l’Haçienda », fondée par Factory, « écurie des hybridations entre rock et house ».

En marge de la scène punk mancunienne, un groupe, The Smiths,  « opère en réaction à la musique de l’époque jugée déshumanisée ou artificielle.» C’est « le début d’une révolution qui verra le rock dit « alternatif » avoir bientôt autant de succès, sinon plus, que celui réputé grand public » ; (Michka Assayas). Le phénomène The Smiths se propage dans le monde entier et ne sera dépassé que par Oasis dans les années 90.

Manchester devient « Madchester » !

Panorama discographique : 1980-1989

« Dans les années 80, [à Manchester] on a inventé non pas un groupe de rock mais une histoire du rock » (L’Express-Blog)
Voici présentés ici, quelques-uns de ses plus beaux fleurons…

Pour commencer ce voyage musical, nous vous reommandons l'écoute de ce coffret de 4 albums : Factory Records : Communications 1978-92 édité chez Rhino Entertainment en 2008, qui donne un large aperçu des sorties du label Factory, de sa naissance à sa fermeture.

(Cliquez sur les liens pour voir la disponibilité dans vos médiathèques)

A Certain Ratio

a certain ratio

A Certain Ratio est un groupe de Manchester formé en 1978 autour de Simon Topping (chant, trompette), Martin Moscrop (guitare, trompette), Jeremy Kerr "Jez" (basse), Peter Terrell (guitare). Leur premier single "All Night Party" était la première sortie du label Factory et peu après ils sont rejoints par le batteur Donald Johnson qui donna au groupe ce groove, et ce feeling funk presque jazzy indispensable.On peut dire que ce groupe est le premier de la scène de Manchester à mixer la House music à l'esprit originel du punk, cela avant New Order et les Happy Mondays.(Wikipédia) 

Sextet (Factory, 1981). - Remastérisé, Baleine distribution, 2014

Early : compilation. – Soul Jazz Records, 2002 (CD1 : Early - CD2 : B-sides, rarities & sessions.)

The Chameleons

The Chameleons est un groupe de post punk formé à Middleton, Greater Manchester, en 1981. Le groupe se composait du chanteur et bassiste Mark Burgess, du guitariste Reg Smithies, du guitariste Dave Fielding, et du batteur John Lever. Le groupe s'est séparé une première fois en 1987, après trois albums, à la mort de leur manager Tony Fletcher, avant de se reformer en 2000. Ils ont alors enregistré trois autres albums (deux "unplugged", et une version studio), réalisé une tournée, puis The Chameleons s'est à nouveau dissous. (Wikipédia)

 

 Return of the Roughnecks : the best of The Chameleons / Dead Dead Good records, 1997

What does anything mean ? Basically / Blue Apple Music, 2009

The Charlatans

Nés à la fin des années 1980 à Manchester, The Charlatans, menés par le chanteur Tim Burgess se signalent avec le single The Only One I Know en 1990. Profitant du phénomène madchester, le groupe enregistre un premier album Some Friendly, qui utilise massivement l'orgue Hammond et donne une couleur très sixties au disque. En 1993 le groupe signe son dernier album baggy, Up To Our Hips, avant d'amorcer un virage vers un son pop/rock plus classique, avec la sortie de The Charlatans (1994) et Tellin' Stories (1996), avec le simple North Country Boy. La mort du clavier Rob Collins met fin à cette période du groupe.  En 2015, le quatuor culte de pop anglaise, est de retour pour son 12ème album. Mené par Tim Burgess ainsi que Mark Collins, Martin Blunt et Tony Rogers, ils signent Modern Nature sur BMG Chrysalis. Le groupe vient de vivre une année très difficile car Jon Brookes, leur ancien batteur est décédé d'un cancer en 2014. Ils rentrent néanmoins en studio en Janvier 2014 et composent des morceaux "ensoleillés" car ils rêvaient tous d'été. Modern Nature contient des collaborations extraordinaires de Pete Salisbury (The Verve), Stephen Morris (New Order), Gabriel Gurnsey du groupe Factory Floor (DFA) ainsi que des choristes de Kate Bush (Melanie Marshall & Sandra Marvin). (wikipédia)

The Charlatans qui a émergé de la mouvance des raves mêle rythmes hypnotiques du groove de l’acid house à des mélodies psychédéliques de la fin des années 60. (Michka Assayas) 

 

Some friendly. - Situation Two, 1990

Up to our hips. - Beggar Banquets, 1994

Us and us only. - Universal, 1999

Modern nature. - BMG, 2015

The Durutti Column

The Durutti Column est un groupe de rock indépendant britannique fondé à Manchester, en 1978. En 1987, Reilly intègre à son style la musique électronique en vogue à Manchester. The Durutti Column est le nom qu'utilise le musicien Vini Reilly pour sortir ses disques. Le nom vient de la « colonne Durruti », la première armée de volontaires anarchistes partie de Barcelone, en 1936, combattre les franquistes. À la fin des années 1970, à Manchester, Tony Wilson, fondateur de Factory Records prend sous sa protection un jeune homme fragile, Vini Reilly. En 1979, paraît le premier disque du groupe « The Return of the Durutti Column ». (Wikipédia)

« Les arpèges calmes de Vini Reilly que le vibrato semble réverbérer à l’infini ont introduit certains climats planants dans le paysage rock anglais des années 80 » (Michka Assayas)

 

Vini Reilly – Factory, 1989

The Fall

The Fall est un groupe de post-punk formé à Prestwich (Grand Manchester) en 1976. Avec d'incessants changements de personnel, le groupe a existé jusqu'à aujourd'hui autour de la figure culte de son leader et seul membre permanent, l'irascible Mark E. Smith. Au départ associé avec le mouvement punk de la fin des années 1970, le groupe a depuis balayé un large spectre de styles musicaux, d'un rock atonal, « amélodique » et « presque cacophonique » caractéristique de ses débuts à une musique globalement plus accessible, en particulier après l'arrivée de Brix Smith en 1983, mais toujours avec un penchant affirmé pour l'expérimentation. La musique de The Fall renferme toutefois d'autres constantes : son caractère répétitif, un son de guitare abrasif et, surtout, les paroles cryptiques, nasillardes et misanthropes de Smith…(Wikipédia)

Le groupe est devenu une source d’inspiration pour de nombreux autres groupes dont Pavement, Truman’s water, Sonic Youth ou LCD Soundsystem.

 

Extricate. – Phonogram, 1990

50 000 Fall Fans can't be wrong : 39 golden Greats : the very best of The fall 1978-2003. - Sanctuary Records, 2004

Reformation post Tic. – Sanctuary, 2007

Your future our clutter  . - Domino Recordings, 2010

The Happy Mondays

Les Happy Mondays est un groupe fondé à Salford, une banlieue industrielle de Manchester dans les années 1980. Menés par Shaun Ryder, les Happy Mondays signent sur le mythique label Factory Records et enregistrent en 1987 l'album Squirrel and G-Man Twenty Four Hour Party People Plastic Face Carnt Smile (White Out) produit par John Cale qui intronise les années Madchester (mouvement musical essentiellement mancunien, à base de rock, de house, de funk) faisant avec ce mélange unique et détonnant, les belles heures du club l'Haçienda. Le groupe se sépare en 1992. Shaun Ryder fondera un peu plus tard le groupe Black Grape…(Wikipédia)

Quelques prestations scéniques suivront après 2006…Shaun Ryder reforme le groupe en 2007 et sort l’album Uncle Dysfunktional…mais la « page est désormais tournée ».

                       

Pills 'n' Thrills and Bellyaches . – Factory, 1990

Uncle Dysfunktional – Sequel Records, 2007

Double double good : the best of Happy Mondays. - Rhino UK, 2012

 

 

 

Inspiral Carpets

Inspiral Carpets est un groupe de rock alternatif associé à la scène Madchester, formé à Oldham (Grand Manchester) en 1987.

La formation initiale remonte au début des années 1980 sous le nom de The Furs, autour du guitariste Graham Lambert, du chanteur Stephen Holt, du bassiste Tony Welsh et du batteur Chris Goodwin. En 1986, suite à quelques remplacements, le groupe prend le nom d’Inspiral Carpets. Le groupe signe un accord de distribution avec le label Mute Records, qui s'occupera de la promotion de leur quatre albums sortis entre 1990 et 1994. Le groupe se sépare en 1995. 

Le leader d'Oasis, Noel Gallagher, fut roadie du groupe de 1989 à 1991. (wikipédia)

 

 

Inspiral Carpets : Life. - Mute Records, 1990 

Inspiral Carpets : greatest hits. - Mute records, 2003

James

 

James est un groupe de rock indépendant de Manchester  né en 1983. Son chanteur  Tim Booth  mène une carrière solo. Leur musique mêle le rock new-yorkais avec le folk, le rock psyché et le groove venu de la house.

 

Laid. – Fontana, 1983

Shutter. – Warner, 1986

Seven. – Fontana, 1992

Millionaires. – Mercury, 1999

Please to meet you. – Mercury, 2001

The morning after. The night before. – Mercury, 2010.

Joy Division

Joy Division est un groupe formé en 1976 par Ian Curtis, Peter Hook , Stephen Morris et Bernard Sumner. Inscrit dans les mouvances new wave et post-punk, il est considéré comme l’un des initiateurs de la cold wave (vague froide en français). La figure emblématique de cette formation est son chanteur Ian Curtis, à la « voix mortifère », «  de conteur sépulcral ». Le groupe défricheur de nouveaux territoires se dissout en mai 1980 après le suicide de Curtis à l’âge de 23 ans. Bayon écrit alors dans Libération « : « notre James dean gothique s’est jeté à corps perdu dans la vie, c’est-à-dire le vide ». Pour el critique Jon Savage, Ian Curtis a su décrire la ville de Manchester en « capturant son espace et sa claustrophobie dans un style gothique moderne ». (Wikipédia)

 « Joy Division a influencé en profondeur la musique des années 80, U2, The Cure, Echoe and The Bunnymen…. » (Michka Assayas)

 

  

Unknown Pleasures. - Factory, 1979

Closer._ Factory, 1980

Still. - Factory, 1990

Permanent. - Polygram, 1995

Heart and soul. - London Records, 1997

Best of Joy Division. - London records, 2008

 

               

Control / une comédie musicale d’Anton Corbijn. - Seven, 2008

La vie torturée du chanteur Ian Curtis, leader du groupe mythique de rock anglais des années 70 et 80, Joy Division. Tiraillé entre la célébrité, sa vie de famille et son amour pour une autre femme, Curtis s'est pendu à 23 ans, le 17 mai 1980, à la veille de la tournée américaine du groupe qui s'annonçait triomphale.

Voir aussi la bande originale du film éditée chez Warner Music.

New order

New Order est un groupe new wave/synthpop britannique originaire de Manchester formé en 1980 .Il se compose au départ des membres restant du groupe Joy Division dont le chanteur Ian Curtis s'est suicidé. À la suite de ce drame, ils optent pour un changement de nom et adoptent celui de New Order. (Wikipédia)

«New Order aura un impact sur la pop anglaise en y fondant progressivement des rythmes issus de la musique de danse électro… »

 

Movement. – London records, 1981

Substance. – Factory, 1987

Technique. – Factory, 1989

Get ready. – London Records, 2001

Retro. – London Records, 2002

Waiting for the sirens call. – London records, 2005

Low-Life : The factory years. - London records, 2008

Music Complete. - Mute records, 2015

The Smiths

The Smiths  est le nom d'un groupe de rock anglais créé en 1982 et séparé en 1987, issu du courant rock indépendant du début des années 80. C'était un quatuor musical de Manchester fondé autour de Johnny Marr (né le 31 octobre 1963) et de Steven Patrick Morrissey (né le 22 mai 1959), chanteur et parolier.(wikipédia)

Porte-parole des laissés-pour-compte de la révolution libérale de Tatcher, Patrick Morrissey, un des grands paroliers du rock anglais, a su trouver les mots pour dépeindre la dépossession et le dégoût de soi nés de l’écroulement des valeurs morales dans la société britannique des années 80,  avec un regard plein d’acuité, d’humour et de compassion. A contre-courant en leur temps, le groupe prend de la densité avec les années à l’instar des Kinks ou de David Bowie (Michka Assayas)

 

 Hatful of Hollow. - Warner Music, 1984

Meat is murder. – Rough Trade, 1985

The Queen is dead. – WEA, 1986

Singles. – WEA, 1995

The Sound of The Smiths : compilation. - Warner Music, 2008

The Stone Roses

The Stone Roses est un groupe rock alternatif anglais formé en 1983 à Manchester et l'un des groupes du mouvement Madchester et du courant Baggy Malgré une carrière perturbée par un différend avec leur premier label et une discographie se résumant à deux albums studio, ils demeurent l'un des groupes britanniques les plus influents des années 1980 et 1990. Le groupe se sépare en 1996. Le groupe ouvre la voie à Oasis. (Wikipédia)

 

The Stone Roses. – Silverstone, 1989

Turn into stone. – Silverstone, 1992

Second coming. –Geffen, 1994

Panorama bibliographique et vidéographique

Manchester music city, 1976-1996 : Buzzcocks, Joy Division, The Fall, New Order, The Smiths, The Stone Roses, Happy Mondays, Oasis…/ John Robb. - Payot & Rivages, 2012

« Du punk à la britpop, en passant par la new wave, l'âge d'or du label Factory et les folies « acid » de l'Haçienda Manchester s'est imposée, sur fond de crise économique comme une des grandes capitales musicales d'Europe durant plus de trois décennies. Ce livre retrace cette bruyante aventure à partir des témoignages de ceux qui en ont été les artisans. Peter Shelley, Howard Devoto, Morrissey, Peter Hook, Shaun Ryder, Johnny Marr, Noel Gallagher, Ian Brown, Tony Wilson, Jon Savage et plus d'une centaine d'autres figures de la scène de Manchester ont longuement raconté leur histoire à l'écrivain et musicien John Robb. Leurs souvenirs (souvent pleins d'anecdotes et de révélations !) dressent le portrait haut en couleurs d'une ville indissociablement liée à quelques grandes pages du rock anglais. » (4ème de couverture)

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La Factory : grandeur et décadence de Factory Records / James Nice ; préface de Jon Savage. -Naïve, 2011 (copie 1)

« …En 1978, une pancarte «Factory for Sale» (Usine à vendre) donna une idée de nom à Alan Erasmus et Tony Wilson pour leur nouveau projet de night-club à Manchester. Ce fait apparemment anodin est pourtant à l'origine de l'un des héritages musicaux et culturels les plus significatifs de la fin du XXe siècle. Les groupes électrisants qui se produisaient au club ne tardèrent pas à se retrouver sur vinyle et Factory finit par devenir le plus innovant et le plus acclamé des labels discographiques des trente ans suivants……Ouvrant constamment de nouvelles voies, Factory présenta au public des groupes tels que Joy Division, Orchestral Manoeuvres in the Dark, A Certain Ratio, Section 25, Durutti Column et, plus tard, New Order, James et les Happy Mondays - cependant, les fondateurs du label avouent que leur ambition n'a jamais été la réussite commerciale mais la création d'un «laboratoire expérimental de culture populaire." …Depuis, le label et sa folle excroissance, l'Haçienda, sont devenus aussi bien une légende qu'un conte moral. Et pourtant, jamais leur histoire authentique n'avait été relatée jusqu'à aujourd'hui. La Factory est le récit le plus complet, le plus fiable et le plus soigneusement documenté de la façon dont un groupe d'entrepreneurs anarchistes provinciaux a su déjouer les pièges des banquiers, des journalistes et de gangsters armés pour créer la musique la plus influente, la plus acclamée et la plus adorée des temps modernes… » (Extrait de la 4ème de couverture)

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Ian Curtis & Joy Division : histoire d'une vie / Deborah Curtis. - Camion blanc, 1995

  « Ce livre ne consacre que quelques pages, disséminées ici et là, au chanteur de Joy Division. Pourtant, Deborah Curtis fut bel et bien emportée dans les turbulences qui prédestinèrent à la création de la scène musicale de Manchester. Ainsi croise-t-on les Buzzcocks, Martin Hannett, l’Electric Circus, Factory, Paul Morley, Granada TV, Tony Wilson et So It Goes… Mais Deborah Curtis s’est davantage attachée à faire revivre l’homme que le chanteur de Joy Division, même si le groupe et sa carrière constituent le fil rouge de son récit. Cet homme qu’elle tire de la scène du spectacle et qui finalement semble aussi énigmatique et fascinant sous cet angle que sous les projecteurs. » (Présentation éditeur)

http://mediatheque.lorient.fr/fileadmin/Mediatheque_de_Lorient/icones/eye-preview.pngvoir la disponibilité du document

Unknown pleasures : Joy Division vu de l'intérieur / Peter Hook. - Le Mot et le reste, 2013 (Attitudes)

« Fin des années 1970, inspirés par l'énergie du punk, Peter Hook et Bernard Sumner, à qui se sont joints Ian Curtis, chanteur-compositeur et Stephen Morris à la batterie, démarrent un groupe qui influence encore aujourd'hui la musique pop. Avec quelques instruments rassemblés à la va-vite et un vieux van, voilà les quatre jeunes gars de Manchester et de Salford partis écumer les pubs et les clubs d'Angleterre. Le premier concert sous le nom de Joy Division est catastrophique. Ce n'est pas grave, ils continuent. En 1980, ils sortent deux albums et sont sur le point de tourner en Amérique. Tout s'enchaîne. Joy Division a métamorphosé le visage de la musique. Parrains de la scène alternative actuelle, les membres du groupe ont revitalisé le rock à l'ère du post-punk, élaborant un son nouveau, sombre, hypnotique et intense, qui influencera The Cure, Morrissey, Radiohead et de nombreux autres. » (Extrait de la 4ème de couverture)

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Joy Division / Kevin Cummins. - Rizzoli, 2010

« Lorsque son leader Ian Curtis se suicide à l'âge de 23 ans, en 1980, Joy Division devient l'emblème de toute une génération, imprégnée du mouvement no-future. Formé à Manchester en 1976, le groupe montre une imagination musicale sans bornes, joue du rock comme personne ne l'avait jamais fait et produit un son d'avant-garde qui pose les règles de la période post-punk. Trente ans après la mort de Ian Curtis, Joy Division reste l'un des groupes anglais les plus influents. Le photographe Kevin Cummins a été très proche de Joy Division, dont il a publié les premières images dans la presse de l'époque. Plus d'une centaine de ses photographies, puissantes et sensibles, sont reproduites ici, saisissant la complicité des membres du groupe, capturant l'extraordinaire énergie de Ian Curtis sur scène comme des moments intimes en coulisses. Le livre reproduit pour la première fois des textes de chansons écrits de la main de Ian Curtis, des pochettes de disque inédites et d'autres objets fétiches. Un regard authentique sur l'un des groupes les plus mythiques de l'histoire du rock… »(Extrait de la 4ème de couverture)

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24 hour party people / Un film de Michael Winterbottom, réalisé en 2002.

  Manchester, 4 juin 1976 : Tony Wilson, présentateur sur Granada TV, assiste à un concert des Sex Pistols encore inconnus ; Totalement inspiré par ce renouveau musical, il crée avec Alan Erasmus et Rob Gretton, un label indépendant 'Factory Records' et signe les jeunes talents les plus influents du moment comme Joy Division ou les Happy Mondays. Portrait de la scène musicale anglaise des années 80.

Pour aller plus loin....

England's Dreaming : les Sex pistols et le punk / Jon Savage. - Allia, 2002

 « Présente l'histoire de l'ascension et du déclin du groupe des Sex Pistols et de la musique punk : les conditions sociales et culturelles qui ont permis l'émergence du punk anglais, les rapports entre les mouvements musicaux populaires et les mouvements artistiques d'avant-garde, et l'influence du genre sur la société anglaise dans son ensemble. » (Electre)

 

 

 

 

Electrochoc / Laurent Garnier et David Brun-Lambert. - Flammarion, 2003

 « 1987, Manchester : dans un ancien entrepôt reconverti en club, la musique s'apprête à vivre sa dernière grande révolution. Quinze ans plus tard, la techno est devenue un phénomène mondial. Ses artistes vendent leurs albums par millions, et l'«esthétique techno» est omniprésente dans notre paysage culturel. Depuis les ghettos noirs-américains jusqu'à l'explosion planétaire à l'orée des années 2000, Laurent Garnier raconte, à travers son expérience et ses souvenirs, l'épopée électronique : ses moments clés, ses acteurs phares, ses histoires secrètes, ses excès et ses enjeux. Acteur essentiel et témoin privilégié de l'aventure électronique, il dévoile pour la première fois de l'intérieur les coulisses de la dernière odyssée du siècle : l'odyssée techno. » (4ème de couverture)

Rétromania : comment la culture pop recycle son passé pour s'inventer un futur / Simon Reynolds. - Le Mot et le reste, 2012 (Attitudes)

 « Revivals et remakes, culture pop revisitée, mode et musique vintages, retro ou hipster, samples à l'infini, recyclages à gogo et nostalgie écrasante... Il semble que la rétromania soit une des caractéristiques principales, si ce n'est le phénomène central, de la pop culture d'aujourd'hui, de la musique en particulier. Si la culture de la citation a toujours existé, à l'heure de YouTube, de l'IPad et de l'Internet 2.0, elle a pris une importance jusqu'ici inégalée. Telle est la thèse présentée ici par Simon Reynolds. Et de s'interroger : ces formes de la nostalgie bloquent-elles le chemin à toute créativité ou bien nous retrouvons-nous nostalgiques précisément parce que notre époque viendrait à manquer d'élan créatif ? Rétromania est un ouvrage de référence pour repenser un rock qui s'épuise à force de se parodier… » (Extrait de la 4ème de couverture)

 

 

Bring the noise : 25 ans de rock et de hip-hop [Version augmentée] / Simon Reynolds. -Au diable Vauvert, 2013

 « Après le post-punk dans Rip it up and start again, S. Reynolds poursuit son panorama du rock et du rap au cours des deux dernières décennies du XXe siècle. D'interviews en concerts, il raconte les évolutions, les croisements entre musique noire et blanche, l'influence des courants underground et mainstream, les groupes cultes et les habitudes culturelles liées à ces musiques. » (Electre)

 

Le nouveau dictionnaire du rock : blues, country, électro, folk, hip-hop, métal, pop, reggae, rock'n'roll, rock indépendant, soul / sous la direction de Michka Assayas. - Robert Laffont, 2014

                       

 Près de 2.500 notices sur les chanteurs, les groupes de rock, l'histoire, le langage, les disques de ce genre musical depuis sa création dans les années 50. (Electre)