Pas son genre

Comédie dramatique de Lucas Belvaux, Diaphana, 2014

Mots-clés :Cinéma

La vie n'est pas une comédie romantique

Pas son genre

Clément, jeune professeur de philosophie parisien est affecté à Arras pour un an. Loin de Paris et ses lumières, Clément ne sait pas à quoi occuper son temps libre. C'est alors qu'il rencontre Jennifer, jolie coiffeuse, qui devient sa maîtresse. Si la vie de Clément est régie par Kant ou Proust, celle de Jennifer est rythmée par la lecture de romans populaires, de magazines "people" et de soirées karaoké avec ses copines. Cœurs et corps sont libres pour vivre le plus beau des amours mais cela suffira-t-il à renverser les barrières culturelles et sociales ?

Jennifer est lumineuse, enthousiaste, irrésistible. Clément est séduisant, secret et cérébral. Leur attirance est mutuelle…Mais quelque chose comme un malaise, insidieux et diffus, s’immisce dans cet amour naissant, un peu fragile et pourtant sincère…Entre romance délicate et  fable sociale subtile, « Pas son genre » pose la question sensible de la violence culturelle. Violence d’autant plus aigüe  qu’elle touche tout individu au plus profond de lui-même. Le malentendu, le sentiment que ses choix ou ses  goûts culturels sont incompris, voire méprisés,  engendrent fatalement des blessures profondes chez chacun d’entre nous. Le réalisateur Lucas Belvaux le raconte avec empathie et respect pour ses deux personnages d’amoureux et réussit à nous les rendre tous deux, la coiffeuse et le philosphe, familiers et émouvants tour à tour.

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